En amour, videz vos cruches !

Un jour une femme vient rendre visite au philosophe Socrate et lui demande quel est le secret pour se sentir en paix et être heureuse. Socrate lui tend une cruche remplie d’eau et lui dit « à ton avis, combien pèse cette cruche ? » La femme émet des hypothèses sur le poids de la cruche mais évidemment, elle ne parvient pas à tomber juste.
Ce que Socrate voulait lui faire comprendre, c’est que le poids de la cruche importe relativement peu. En revanche, la durée pendant laquelle on va l’avoir en main fait toute la différence. Le poids reste inchangé, mais si vous tenez la cruche plusieurs heures à bout de bras, vous la trouverez plus lourde que si vous la portez seulement quelques secondes contre votre corps. Quels enseignements tirer de cette histoire ?

Vidons nos cruches !

Les difficultés auxquelles nous sommes confrontés au cours de notre vie amoureuse sont à l’image de cette cruche d’eau : plus nous pensons qu’elle est lourde, plus nous la trouvons lourde ; plus nous la tenons depuis longtemps sans la poser de temps à autre en essayant de l’oublier, plus notre bras devient douloureux ; plus nous focalisons notre pensée sur cette douleur, plus elle est intense et moins nous sommes en mesure de faire quoi que ce soit pour l’apaiser. Imaginez-vous que cette cruche est remplie des conflits accumulés, du feu des dragons noirs de l’amour, de nos petites trahisons, de nos rancœurs, de nos peines, de nos peurs et de nos ressentiments. Si nous conservons cette cruche pleine, à bout de bras, sans la poser, sans la vider, sans lâcher nos problèmes et nos difficultés, elle deviendra de plus en plus pesante et la douleur sera telle que nous ne penserons plus qu’à elle. Comment vivre dans ces conditions une relation saine et durable ? Comment vider les cruches que nous portons parfois depuis l’enfance pour pouvoir embrasser l’amour et la vie ? Comment vivre un amour paisible, non pas sans orages, ni tempêtes, mais en ayant construit ensemble une maison suffisamment solide pour y résister ?

La relation ici et maintenant

Depuis tout petits, nous avons été habitués à entretenir l’adversité dans nos relations avec les autres parce qu’une grande partie de nos institutions et des modèles que nous avons intégrés, y compris dans nos relations amoureuses, fonctionnent sur ce registre. Pour répondre à notre besoin de sécurité, nous ne cessons de nous conformer à des modèles, or le conformisme est strictement incompatible avec l’amour. Tout comme l’adversité ne peut provoquer que le désordre dans une relation amoureuse. Or ce qui compte le plus, ce qui nécessite le plus de soin, d’ordre et d’attention, c’est la relation, ici et maintenant. Vous êtes-vous déjà interrogé sur votre besoin d’amour et d’ailleurs l’amour véritable peut-il être une simple réponse à un besoin ? Être amoureux, s’aimer soi-même, aimer et être aimé, comment ces déclinaisons de l’amour s’articulent-elles ?

Les poubelles de la vengeance et de la haine

Un certain nombre d’éléments du passé conditionnent nos amours et nos choix affectifs et beaucoup de nos actes sont motivés par la peur. L’amour authentique peut-il s’encombrer de tels objets ? Où déposer ces cruches ? Quelles sont les clés d’une relation consciente et sereine ? Comment entretenir un lien émotionnel de qualité et parler le langage du cœur ? Et puis, quand l’amour s’en va, est-ce que tout doit finir dans les poubelles de la vengeance et de la haine ?

Mon ouvrage Aimer sans violence, les clés de l’amour apaisé, apporte des réponses à ces questions.

Vous voulez la paix : créez l’amour !

Une relation parfaite, transparente, totale, ça n’existe pas, sauf peut-être pour certains esprits totalitaires. Il n’y a pas de relation amoureuse sans conflits, sans moments de lassitude ou de doute, et ce qui importe, c’est ce que vous allez faire ensemble de ces difficultés et de quelle façon vous allez nourrir et chérir votre lien émotionnel, au fil du temps.
Vous trouvez peut-être normal d’imposer vos choix, vos désirs, votre point de vue ; que l’autre réponde à vos besoins et à vos attentes, sans sourciller. Vous pensez que la personne aimée vous appartient, que vous pouvez lui dicter ses sentiments et la garder sous contrôle. Vous interprétez ses faits et gestes parce que vous croyez savoir mieux qu’elle ce qu’elle pense et ce qui la regarde. Problème : ce n’est pas de l’amour authentique, mais de l’amour conditionnel, du renfermement sur soi, de la relation domestiquée, de la gestion affective, de la négociation amoureuse commerciale fondée sur des intérêts, de la détention provisoire, de l’avoir sentimental... C’est de l’amour « Canada Dry ».
L’amour véritable n’a que faire de ces sabotages programmés par l’ego et des ruses mesquines de l’adversité qui finissent par conduire vers l’enfer. Les sentiments ne se commandent pas. La liberté ne se met pas sous cloche. On ne badine pas avec l’amour. Il se rit des attentes, des tentatives de contrôle et des emprises créées par la peur. Il fait appel à l’engagement, au respect, à l’ordre, à l’estime et à la responsabilité. Quand nous le traitons avec humilité, il est une force joyeuse et libératrice qui s’exerce dans l’instant, - même si nous pouvons caresser l’espoir de l’inscrire dans la durée.
Pendant des millénaires on a cru que les femmes avaient moins de dents que les hommes et tout le monde était convaincu de cela. Jusqu’au jour où - environ deux-mille ans plus tard -, quelqu’un a eu l’idée de comparer les dentitions des hommes et des femmes pour dénoncer la méprise. Beaucoup de gens pensent que l’amour est comme on leur a présenté, comme ils l’ont expérimenté jusqu’à maintenant et qu’il est impossible d’aimer sans que les choses tournent au vinaigre, à un moment ou à un autre. L’amour génère beaucoup de souffrances, de jeux de pouvoir, de violence, parce que les choses sont comme ça...
Je suis sincèrement persuadé du contraire et j’ai le sentiment que ce modèle archaïque touche à ses limites. On peut aimer sans drame, sans violence, sans se faire violence. Un nouveau paradigme amoureux est en train de voir le jour, plus lumineux, plus inspirant, plus océanique. Il ne s’agit pas d’une lubie intellectuelle ou d’un rêve charmant mais d’une réalité que chacun peut expérimenter... Ayons confiance dans la vie, changeons notre vision de l’amour et des autres, inventons et cultivons des relations de qualité. Transmettons ce cadeau à nos enfants et nous contribuerons à changer le monde. L’absence de violence est logée dans l'amour authentique et celui-ci rayonne dans la paix. La boucle est bouclée !



La violence est potentiellement présente dans toute relation amoureuse

1000 copies de "Aimer sans violence, les clés de l'amour apaisé" ont été mises en place en librairie, mais plusieurs d'entre vous (je les en remercie) m'indiquent qu'il est difficile de trouver le livre chez les libraires. Deux solutions : vous pouvez demander à votre libraire de vous le procurer par le réseau traditionnel. Vous pouvez également le commander sur une librairie en ligne (les frais de livraison sont à 1 centime).

J'aimerais beaucoup échanger avec vous sur le contenu (j'ai déjà quelques retours de mes premiers lecteurs), c'est un plaisir. Vos commentaires sur les réseaux, librairies en ligne sont aussi les bienvenus...

Ce livre s'adresse à tous. Que vos relations amoureuses soient au beau fixe (pour éviter l'orage ou trouver un endroit sûr afin de vous mettre à l'abri) ou que vous viviez des relations sous haute tension. La violence est potentiellement présente dans toute relation, elle ne se traduit pas seulement par des injures ou des coups, elle n'est pas nécessairement consciente ou intentionnelle, mais même à doses homéopathiques, elle peut occasionner de sérieuses souffrances.

Violences faites aux femmes

Aujourd'hui 25 novembre, c'est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. "Aimer sans violence" est donc - plus que jamais - à l'ordre du jour et n'imaginez pas, pour rester confortable, que la violence ne concerne que les autres. La violence, ce n'est pas que des coups ou des insultes. Il existe beaucoup d'autres formes de violence, plus insidieuses, plus cachées, mais pas moins destructrices. Et tout le monde ou presque est concerné...

https://www.amazon.fr/gp/product/2212564740/ref=as_li_tl?ie=UTF8&camp=1642&creative=6746&creativeASIN=2212564740&linkCode=as2&tag=communicatioc-21

Les quatre dragons noirs de l'amour



Sous cette appellation, je range les comportements, les attitudes et les actes qui viennent empoisonner l’amour authentique, simple, lucide, ouvert et tourné vers la vie. Les petites pierres rondes apportées à l’édifice relationnel se transforment alors en silex coupants et incendiaires. Le dragon noir crache ses flammes toxiques et asphyxie la relation amoureuse. J’ai relevé quatre grandes familles de dragons noirs qui déterminent chacune un style de communication spécifique.

La première famille est celle de la contrainte, du contrôle, du pouvoir et de la domination
« Tu es ma chose, mon esclave. Je sais mieux que toi ce qui est bon pour toi. Je peux décider que ta façon de t’habiller est trop provocante et t’obliger à te changer avant de sortir. Tu n’as pas le droit de refuser de faire l’amour quand moi je le désire. Je n’ai pas envie de visiter tes parents ce week-end, par conséquent tu viendras avec moi au cinéma. Je te réveille dans ton sommeil parce que je n’arrive pas à dormir. Je ne supporte pas la mer donc nous irons en vacances à la montagne. Ton projet est peut-être intéressant, mais il est clair que tu n’as pas les compétences requises pour le mener à bien. Qui est cette personne qui a laissé un message tout à l’heure sur ton portable ? J’ai le droit de savoir. Tout est de ta faute, boucle-la ! Qu’avez-vous fait l’autre soir avec tes amis après le restaurant ? Tu dois tout me dire. Pourquoi rentres-tu si tard ? Je m’inquiète pour toi, j’essaie de te rendre la vie agréable, je te protège. En contrepartie, tu dois te plier à mes exigences. C’est donnant-donnant. Si tu continues, tu vas prendre une gifle, ça t’aidera à comprendre lequel de nous deux fait la loi ici ! Encore une remarque et je fais mes valises et celles des enfants...»

La deuxième famille est celle de l’interprétation, du prêt d’intention et de la lecture de pensée
« Rodrigue ne veut plus coucher avec moi, c’est sûr, il y a quelqu’un d’autre dans sa vie. » (Interprétation)
« Armelle me parle pendant des heures de son nouveau collègue de travail, ‘si parfait’, parce qu’elle cherche à me faire réagir ou à me blesser. » (Prêt d’intention)
« Renaud pense que je le laisse sur la touche parce qu’il ne supporte pas que je consacre beaucoup de temps à l’écriture de mon premier roman. » (Lecture de pensée)

La troisième famille est celle du jugement, de la définition, de l’étiquetage
« Je ne peux jamais compter sur toi quand j’en ai besoin. » (Jugement)
« Tu es un manipulateur pervers. » (Étiquetage)
« J’essaie de faire des efforts mais tu es trop exigeante avec moi. » (Définition de la relation)

La quatrième famille est celle du rejet et du déni
«  Tu te perçois comme quelqu’un de parfait, un modèle de réussite pour ta famille, dans tes études, dans ta vie professionnelle, dans ta vie amoureuse. Ça n’est pas comme ça que je te vois : tu es directive, exigeante et tu ne me passes rien. La vie avec toi n’est pas rose tous les jours, cesse de croire que j’ai de la chance d’être avec quelqu’un de bien. » (Rejet)
« Je sortais de l’hôpital après une intervention très lourde et de graves complications. J’étais complètement vidé de mon énergie. J’avais à peine le courage de me lever pour prendre mes repas en famille et je retardais le plus possible mes voyages aux toilettes. Pour ma convalescence, Isabelle avait décidé de me reloger à l’autre bout de la maison, loin des sanitaires, parce qu’elle pensait que j’avais peut-être ramené un staphylocoque de l’hôpital et qu’il valait mieux que je dorme ailleurs que dans la chambre commune. Ma fatigue, elle disait que c’était du cinéma, que j’avais besoin d’un peu d’activité. Elle a exigé que je tonde les deux-mille mètres carrés de pelouse le lendemain de mon retour à la maison parce que c’était de ma faute si ça n’avait pas été fait pendant mon séjour à l’hôpital. Elle ne supportait pas de me voir inactif. Elle disait ‘mon pauvre, tu me fais pitié, bouge donc un peu tes fesses au lieu de te lamenter.’ Le troisième jour, j’ai fait un malaise dans le jardin. Retour à l’hôpital. Elle n’est pas venue une seule fois me rendre visite. » (Déni)
https://www.amazon.fr/gp/product/2212564740/ref=as_li_tl?ie=UTF8&camp=1642&creative=6746&creativeASIN=2212564740&linkCode=as2&tag=communicatioc-21">Aimer sans violence</a><img src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=communicatioc-21&l=as2&o=8&a=2212564740 
Pour savoir comment terrasser les dragons noirs et comprendre ce qui se joue entre les lignes dans vos relations amoureuses :


Aimer sans violence

L'amour qui fait mal, ce n'est pas de l'amour : c'est le manque d'amour qui fait mal

Aimer sans violence, est-ce que cela ne va pas de soi ? Pas si sûr ! L’amour est un sentiment mystérieux et puissant qui commence comme un feu d’artifices et qui se termine fréquemment en soupe à la grimace, voire en paroles ou en actes violents.
La relation amoureuse se dégrade parce que la plupart des gens pensent qu’il suffit de trouver la bonne personne à aimer et de se laisser porter par le courant. Ils consacrent leur énergie à chercher ce merveilleux objet d’amour mais négligent par la suite d’entretenir une relation de qualité. Or l’amour ne se suffit pas à lui-même. Quand on aime, on se lance dans l’exercice d’un art qui n’est jamais définitivement ni totalement maîtrisé.
Passée l’effervescence des débuts, les premières crises et les conflits apparaissent lorsque les partenaires se découvrent sous leur vrai jour, imparfaits et lacunaires. Et ils se montrent totalement désemparés face à ce qu’ils croient être une faillite ou une déficience amoureuse. Leurs attitudes et leurs comportements devant ces difficultés vont souvent à l’encontre de ce qu’il faudrait faire pour arranger paisiblement les choses. Le conte de fée se transforme alors en lutte de pouvoir et tout semble confirmer la saillie du poète : il n’y a pas d’amour heureux
Les forces libres et sauvages de l’amour commencent à faire l’objet de contingences, de jugements, de reproches, de prêts d’intention, d’obligations, d’attentes, de missions à remplir, de comptes à rendre... Huit fois sur dix, les partenaires persistent dans des relations délétères et violentes ou ils se séparent, puisqu’il est aujourd’hui socialement convenu que l’amour n’est pas immuable (chimiquement, il dure trois ans !) et que la rupture est inexorablement au bout du chemin.
A quoi bon résister à ce mouvement que nous croyons naturel ? Généralement, ces personnes font preuve de bonne volonté et elles ont envie d’aimer, mais elles ne vivent plus pour l’amour, elles luttent pour des objets. Elles ne disposent pas des clés et des habiletés personnelles qui leur permettraient de vivre un amour durable, joyeux, paisible et sincère. La lecture d'Aimer sans violence leur permettra de pointer ce qui, dans leurs schémas de pensée, dans leurs attitudes et dans leurs comportements, bloque la relation, génère des conflits improductifs et engendre de la maltraitance et de la violence. Elle leur délivrera des éléments concrets et des outils simples et efficaces pour les aider à faire la lumière sur ce qu’elles vivent et ressentent, identifier l’agressivité et la violence qu’elles exercent ou qu’elles subissent, afin d’engager ou de restaurer une relation de qualité avec la personne aimée. Car l’amour est un espace d’ouverture et une passerelle vers le monde et les autres, non un lieu de solitude et de souffrance à deux.